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Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyageAu coeur d'Istanbul,
Ville magnifique dans laquelle je rêvais de déambuler depuis de nombreuses années et bien c’est chose faite !!! Le temps d’un week-end nous avons pu nous évader dans cette ville qui est à cheval sur l’Europe et l’Asie. Autrefois nommée Byzance, Constantinople, Istanbul est une cité où la diversité architecturale et culturelle nous fait voyager à travers l’histoire et les civilisations.
Avant d’en dire plus sur notre séjour on vous joint des photos et un poème du célèbre poète turc Orhan Veli « J’écoute Istanbul »
J’écoute Istanbul
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
D’abord une brise légère doucement ;
Tout doucement se balancent
Les feuilles sur les arbres dans le lointain,
Tout au loin
Les cloches obstinées des porteurs d’eau
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
Tandis que passent les oiseaux
Tout là-haut, par longues bandes criardes
Dans les pêcheries on tire les filets
Les pieds d’une femme baignent dans l’eau
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
Les voûtes du bazar sont fraîches, si fraîches
Mahmut Pacha est tout grouillant de monde
Les cours sont pleines de pigeons.
Des bruits de marteaux montent des docks
Dans le vent doux du printemps flottent des odeurs de sueur
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
Une yali aux sombres embarcadères
Dans sa tête, l’ivresse des plaisirs d’autrefois
Dans les ronflements des vents du sud apaisés
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
Une beauté marche sur le trottoir
Quolibets, chansons, ballades, moqueries
Quelque chose de sa main
Ce doit être une rose
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
J’écoute Istanbul, les yeux fermés
Un oiseau bat des ailes autour de ta robe
Je sais si ton front est tiède ou frais
Si tes lèvres sont humides ou sèches, je sais
Une lune blanche se lève derrière les pins
Je perçois tout du battement de ton cœur
J’écoute Istanbul.
(source : blog couleurs-d-istanbul)
Publié à 09:21, le 21/02/2012, dans En attendant la suite...., Istanbul Mots clefs : Photos PéloponnèseDe nouvelles photos commentées de notre "road trip" dans le Péloponnèse sont disponibles. Vous y trouverez, notamment, des photos des grands sites archéologiques que sont Mycène et Epidaure. Publié à 09:09, le 8/02/2012, dans En attendant la suite...., Péloponnèse Mots clefs : Au coeur du système administratif grec. Soi, les autres et l'institution ou comment ne pas avancer!La mission "recherche d'appart' " terminée nous étions disposés à nous consacrer aux tâches administratives!!! Notre rapport à l'administration française étant déjà médiocre, nous y allions à reculons mais bien décidés à franchir tous les obstacles ! Dans tous les cas, même si on a parfois l'impression de ne pas se faire comprendre ou de ne pas comprendre pourquoi il faut absolument ce maudit papier, on le fait dans une langue qui nous est familière et plus ou moins compréhensible! Or en Grèce, dans le triste édifice des impôts du quartier il est difficile d'avoir affaire à quelqu'un qui parle anglais (le français on oublie) et il est encore moins évident de comprendre le système. Heureusement nous n’étions pas seul puisque Nico, un collègue et ami français installé à Athènes depuis 3 ans, nous a accompagné dans ce parcours du combattant. Pour simplifier, on vous dresse un schéma qui se compose de 6 étapes : 1° : Numéros ΑΦΜ AFIMI (numéros contribuables obligatoires) 2° : TEBE (sécu sociale obligatoire =110euros) 3° : Impôt àpapier A qui nécessite 3 papiers différents à aller chercher au 1er, 4ème et 2ème étage dans différents secrétariats. Signatures et tampons obligés. 4° : Papier A --> TEBE--> papier B 5° : Papier B--> Impôts--> papier C 6° : Papier A, B et C à Gagné : tu es inscris aux impôts, tu seras payé et à ton tours tu paieras A première vue ça peut sembler simple et banal mais nous sommes dans un environnement différent où l’on préfère le papier carbone aux photocopieuses, où le sens des expressions « faire la queue » et « attendre son tour » ne doivent pas figurer dans le vocabulaire de tout le monde, sans parler de l’inexistence de l’informatique car quand certains ont un système d’exploitation dernier cri les machines grecques rament avec le prototype de Windows 95. Non, en Grèce on aime appuyer fortement avec son crayon pour que ça prenne bien sur le papier carbone et on n’hésite pas à copier, recopier et re-recopier. Le plus fun c’est de signer et de tamponner, tout grec qui se respecte à son tampon, et il va de soi que nous avons le nôtre désormais. Pour ce qui est de la file d’attente, ça pourrait s’apparenter à un choc culturel. Qui n’a pas déjà été énervé de se faire doubler par une mamie à la caisse du supermarché ou à la boulangerie ? Qui n’a pas crier après un tocard -mais plus malin que vous- qui se gare sur la place de parking que vous attendiez au point de faire descendre un passager pour qu’il se plante dessus et vous y attende ? Et bien en Grèce ils sont ultra doués pour s’incruster dans les files et passer devant toi sans aucun problème, ils restent totalement indifférents aux cris ou aux insultes de ceux qui patientent sagement. Cela nous aura pris un mois ! Un mois à venir tôt le matin et repartir à 14h, à arpenter tous les secrétariats de tous les étages, à être renvoyer à tel bureau sous prétexte qu’on ne parle pas anglais et que ce n’est pas le bon papier… Pour être encore plus significatif, imaginez vous arriver dans je ne sais quelle administration, votre numéro de ticket est le 36 et ils en sont au numéro 18, vous décider d’aller prendre un café et au bout d’1h30 vous vous re-pointez et ils en sont au numéro… 23 !!! Tu décides de te la jouer à la grecque, tu vas directement au guichet où on t’apprend que tu n’as pas besoin de ce papier, autrement dit t'as perdu ton temps, et emporté par un sentiment de colère et de soulagement tu décides de faire acte de générosité en donnant ton ticket au gars qui a le numéro 72 et qui limite te tape la bise tellement il est heureux ;) D’un point de vue matériel il faut : -un tampon avec nom, adresse et numéro Afimi - un TEBE bloc qui permet de recevoir le salaire ! Attention : perdre une feuille équivaut à une amende 250 euros - un carnet d’entrée et de sortie : carnet entièrement poinçonné à la main (avec tes identifiants) où il faut noter toutes les dépenses et les entrées d’argent en d'autres termes il convient de garder le moindre ticket de caisse, y compris celui du pain (0,65cts), copier-coller dans le joli carnet et le montrer aux impôts. Précisons que les grecs ne savent pas quand il faut montrer ce carnet car ils engagent des conseillers financiers qui s’en chargent. Pour nous ce sera encore une autre histoire…
Ici tout se fait en liquide, c’est très compliqué de régler par carte, ce qui n’est simple quand tu es dans une relation de dépendance avec ta carte ! Ainsi, pour toucher son salaire on reçoit un chèque, le virement informatique n’existe pas, on parlera de virement « humanisé », c'est-à-dire que le chèque est physiquement déposé à la banque par un représentant de l’entreprise ou par le salarié. Si on n’a pas de compte, et au regard de la situation en Grèce on n’est pas motivé à en ouvrir un- on troque son chèque contre du liquide. A partir de là, on peut se sentir observé ou suivi alors on s’accroche plus que jamais à son sac !!! Dans notre cas tu dois traverser la ville pendant 1H30 pour aller retirer ton chèque, tu patientes 2h dans la salle d’attente, puis il est trop tard pour aller dans LA banque qui permet de récupérer ton salaire et d’en jouir comme tu veux !
Publié à 15:47, le 22/01/2012, dans Mesaventures administratives, Athènes Mots clefs : "Bref",on a aimé le musée d'Art cycladique: une visite qui laisse songeurPetit rappel: Le nom des Cyclades fait référence à la disposition des îles, lesquelles forment un cercle autour de l'île sacrée d'Appolon. Sur les îles, la terre fertile se fait rare et la flore est méditerranéenne (olivier, amandier, figuier). En revanche, les îles sont riches en minéraux. Outre le marbre, qui est le minéral le plus abondant, on trouve de l'obsidienne à Milos, de la pierre-ponce à Théra ou de l'émeri à Naxos ou encore du cuivre, du plomb ou de l'argent.
L'exposition est réellement agréable, le parcours est bien défini et les légendes sont vraiment complètes. La première période se situe entre 3200 et 2000 ans avant JC et c'est incroyable de voir ce qui se faisait durant ce temps-là. On pourrait se dire que il n'y a rien de nouveau car on a tous étudié, malgré nous, le néolithique et on peut facilement avoir une impression de déjà vu. Néanmoins, et je le répète, l'organisation de l'expo donne envie de se replonger dans ces périodes et de redécouvrir ces choses. De plus, on nous pousse à s'interroger sur des questions qui vont au-delà d'une simple visite d'un musée. Par exemple, les questions de l'interprétation, de la représentation iconographique sont présentes tout au long du parcours. L'absence de source des figurines continuent d'interroger les chercheurs, alors comment savoir ce quelles representaient autrefois. Retrouvées dans des tombes on pourrait croire y voir un symbole religieux, où l'icône accompagnerait l'âme du défunt ou quelque chose comme ça, mais c'est peut-être un objet qui se transmet... Va savvoiirrr Autrefois nommée "la cité des images", l'exposition interroge le besoin d'images qu'on les grecs. En effet, ils mettent tout en image: les dieux, les héros, les mythes, le quotidien... Il ne s'agit pas seulement de décorer les bâtiments publics et les objets luxueux mais également les objets les plus simples. Ainsi, la question qui se pose est la suivante: pourquoi avoir le besoin de visualiser? L'image est un véritable moyen de communication et d'expression artistique, qui permet aussi de comprendre le monde en s'approchant de la vérité. Il y a également des messages au travers des images, qu'ils soient religieux, politiques ou philosophiques. Cette visite nous amène assez facilement à établir un lien avec le présent. Par exemple la place de l'image reste un sujet actuel ou encore "la fabrique de l'histoire" en s'imaginant être un archéologue qui tombe sur une figurine ou vase, comment valider son interprétation?... Et quand sera t-il pour notre histoire? Pour les curieux qui ne se seraient pas endormis à la lecture de ce texte je vous recommande d'aller voir du côté de cette expo Publié à 17:59, le 17/01/2012, dans Visites culturelles, Athènes Mots clefs : Premiers regards sur AthènesVoilà bientôt une semaine que nous sommes arrivés à Athènes et les anecdotes sont déjà à l'ordre du jour. Après un vol agréable, y compris pour Tom, nous nous sommes dirigés vers Monastiraki, la station de métro non loin de notre hôtel. A la sortie de la station, une première vue sur l'Acropole illuminé nous a conforté dans notre choix de venir s'installer à Athènes. Malgré des ballades et des vues à couper le souffle (nous y reviendrons), les tracasseries administratives ont eu raison de nous. Notre priorité: trouver au plus vite un appart qui nous plaise, dans un quartier encore inconnu mais aux critères plus ou moins définis, c'est à dire à la fois proche du centre, de la fac, tout équipé, à notre goût si possible, grand, avec terrasse pour se la raconter auprès des copains, tout de marbre vêtu et surtout pas cher!!! A croire qu'on n'était pas redescendu sur terre, on planait encore et l'atterrissage s'est fait dans une cave, je m'explique. Jeudi 1er décembre, après une après-midi passée à traduire des annonces d'apparts du grec au français via un google traduction suspicieux, on quitte la chambre pour sortir manger un bout quand l'idée me prend de demander au gentil réceptionniste de téléphoner pour nous aux proprios pour fixer un rendez-vous. Et là, tout s'accèlère. Le super réceptionniste prend les devants et nous propose une visite, on accepte avec enthousiasme, il s'agit d'une vistie nocturne fixée à 22h30 on ne sait où mais, le proprio parle français. Entre temps, on décide d'en profiter pour amener une valise dans la chambre cité U que l'on avait réservée pour le lendemain. On part alors, bien chargés, non seulement d'espoir mais de bagage. Le hic ici, c'est les transports, ici c'est l'anarchie qui règne en maître, le bus passe quand il veut. On opte pour un taxi et c'est là que ça se complique puisqu'il ne parle pas anglais et de notre côté on galère rien que pour prononcer le nom des rues en grec. Pour bien resituer le contexte et pour partager pleinement avec vous cette expérience, il manque plusieurs choses. Tout d'abord, le bruit d'une grande ville où la circulation ne s'arrête jamais, l'odeur des gaz des pots d'échappements, la lumière de la nuit mélangée à tous ces phares, la chaleur et l'odeur de tabac dans le taxi, le sentiment d'inquiétude lorsque l'on grille les feux rouges, la crainte de ne jamais y arriver, de louper un super appart.... Après cet épisode légèrement chaotique où tu comprends parfaitement ce que signifie "le barrage de la langue", s'ensuit l'épisode de la visite catastrophique, mais en français s'il vous plaît. Chercher un appart avec google traduction peut nous faire sourire, la traduction est approximative, on cerne le sens global mais l'utilisation d'un tel terme à la place d'un terme plus coutant peut nous faire marrer. Et dans le cas de cet appart on avait vu le mot cave, mais notre interprétation était différente, nous avons peut-être un peu idéalisé et avons pensé qu'en plus de l'appart il y avait une cave. Commencer une visite par la cave n'annonce rien de bon, un simple regard: les yeux grands ouverts et sourcils levés nous a amené vers une multitude de gestes, pour éviter de prononcer des mots facheux au rique que notre interlocteur francophone nous entende. S'ensuivent des mains collées aux joues, un nez qui fronce, un oeil qui se ferme de peur de voir ce qu'il voit, un sourire qui se dessine et qui vire au fou rire. On vous laisse imaginer le pire!! Bref, on ressort abasourdi, perplexe. Heureusement le lendemain, nous avons trouvé un appart qui nous plait, un vrai appart sans cave.... Publié à 22:58, le 5/12/2011, dans Mesaventures administratives, Athènes Mots clefs : |
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